L’ÉPICERIE D’AUJOURD’HUI
Depuis toujours, l’épicerie québécoise s’est façonnée au rythme de l’évolution du consommateur. Plus que jamais en 2012, les détaillants de la province, qu’ils exploitent ou administrent de petites, de moyennes ou de grandes surfaces, doivent s’adapter à une multitude d’enjeux économiques, sociaux, politiques et environnementaux.
On ne fait définitivement plus commerce comme on le faisait dans les années 1960. Aujourd’hui, l’épicerie québécoise est performante, responsable, durable, multiethnique et à la fine pointe de la technologie. L’industrie alimentaire est, au fil des ans, devenue un moteur de changement pour tous les détaillants, distributeurs et manufacturiers d’ici. C’est d’ailleurs de cette épicerie et de cette industrie dont témoigne, dix fois par année, la revue L’alimentation.
Karine Moniqui, rédactrice en chef
La durabilité des marques
À l’ère des médias sociaux, de la surinformation, du citoyen-journaliste et du consommateur virtuel, comment se comportent nos marques, toutes industries confondues? Cette question teintera assurément l’année 2012 qui prend son envol.
En décembre dernier, TNS Sofres, un leader français des études marketing et d’opinion, publiait justement une étude sur les attentes et les comportements des consommateurs en ligne. On y apprend que près de six internautes sur dix déclarent ne pas vouloir être dérangés par les marques sur les réseaux sociaux. Ceux qui affichent une certaine ouverture face aux marques sur ces réseaux virtuels le font avant tout pour les promotions et les offres spéciales qui y circulent. La relation entre le consommateur et les marques semble maintenant être à la croisée des chemins.
Lors d’une récente conférence portant sur les tendances dans l’industrie alimentaire pour l’année à venir, conférence chapeautée par Enzyme, agence marketing de l’agroalimentaire et de la santé à Montréal, Frédéric Blaise mentionnait justement que les « vieilles » marques dont la notoriété est acquise depuis longtemps n’arrivent plus à communiquer aussi facilement avec les consommateurs. À l’opposé, les marques plus jeunes, qui misent davantage sur l’innovation pour se démarquer, semblent rejoindre de plus en plus leur cible, qui rassemble véritablement une nouvelle génération de consommateurs. Mais, au temps de l’instantanéité, de la praticité, de l’hétérogénéité, de la simplicité sophistiquée et du métissage, comment ces marques arriveront-elles à durer dans le temps? Pour performer, les marques doivent être de plus en plus asymétriques. Elles doivent désormais s’adapter aux différents types de mangeurs, en faisant preuve d’une flexibilité à toute épreuve. En 2012, le « one size fits all » est définitivement OUT. Finies donc les marques phares pour une population homogène. Pour les années à venir, comment gérerez-vous vos propres marques? Comment vous adapterez-vous à cette population dont le style de vie doit être empreint de durabilité (une génération écolo, transparente, mais tout de même individualiste)? Comment rendrez-vous vos marques durables (dans tous les sens du terme)? Et si, dans tout ça, les médias sociaux n’étaient pas qu’une panacée?
Bonne réflexion en ce début d’année!
