Catégorie : Santé publique

 

Une pomme par jour ne suffit pas

Les adultes âgés de 30 à 60 ans, notamment ceux issus de milieux socioéconomiques défavorisés, ne consomment pas la quantité quotidienne recommandée de fruits et légumes. Toutefois, les Québécois en mangent davantage que leurs compatriotes canadiens. Voilà quelques-unes des conclusions d’une récente étude de l’Université Concordia, publiée dans Nutrition Journal, qui jette un éclairage nouveau sur ceux qui consomment suffisamment de fruits et légumes pour profiter des bienfaits sur la santé d’une alimentation équilibrée incluant ces produits. Les chercheurs ont analysé les données recueillies auprès de quelque 94 000 personnes, âgées de 18 à 69 ans, parues dans l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes. Ils se sont penchés sur des facteurs tels le sexe, la scolarité, le revenu, la situation de famille et le statut de fumeur ou non-fumeur, pour déterminer les écarts de fréquence de la consommation de fruits et légumes de personnes issues de divers milieux. Les analyses révèlent que les personnes ayant un niveau de scolarité et un revenu faibles mangent moins souvent de fruits et légumes, soit environ 4,5 fois par jour. Celles dont le niveau de scolarité et le revenu sont plus élevés en consomment, pour leur part, un peu plus de cinq fois par jour. Aussi, on y apprenait que les hommes, les célibataires, les fumeurs, les personnes dans la quarantaine et les couples sans enfant s’alimentent moins souvent en fruits. Tous les résultats de l'étude sont disponibles au www.nutritionj.com/content/10/1/118.

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Des repères concrets pour l’industrie alimentaire

Les entreprises de la filière agroalimentaire québécoise disposent maintenant d’une définition commune de ce qu’est la saine alimentation dans un contexte d’offre alimentaire collective. La Vision de la saine alimentation pour la création d’environnements alimentaires favorables à la santé s’adresse aux producteurs, transformateurs, restaurateurs, gestionnaires de services alimentaires et distributeurs, leur offrant notamment des repères utiles pour orienter et enrichir leur réflexion en matière d’amélioration de l’offre alimentaire. La notion de saine alimentation est au cœur des grands enjeux de santé publique au Québec. Elle fait partie des axes d’intervention du Plan d’action gouvernemental de promotion de saines habitudes de vie et de prévention des problèmes reliés au poids 2006-2012 — Investir pour l’avenir. La Vision de la saine alimentation permet à chaque acteur de la filière agroalimentaire de voir où se situe son offre et de déterminer comment il souhaite la voir évoluer, selon sa réalité d’affaires et ses objectifs propres. Par exemple, un supermarché pourrait vouloir donner une meilleure visibilité aux aliments à valeur nutritive élevée. De même, un restaurant ou un service alimentaire pourrait réduire l’écart de prix entre les aliments à valeur nutritive élevée et ceux à valeur nutritive plus faible, ou encore revoir la taille des portions servies. La Vision ne considère pas uniquement la saine alimentation sous l’angle de la valeur nutritive, mais l’aborde aussi selon différentes autres dimensions, incluant les aspects biologiques, socioculturels et économiques, ainsi que la sécurité alimentaire et le développement durable. On peut consulter la Vision de la saine alimentation dans Internet à l’adresse : www.saineshabitudesdevie.gouv.qc.ca/visionsainealimentation.

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